La réponse courte
Une assurance au tiers simple ne couvre pas le bris de glace. Le tiers ne garantit que les dommages que vous causez à autrui : votre propre véhicule n'est pas assuré.
Le bris de glace est une garantie optionnelle, que vous pouvez ajouter à un contrat au tiers. Beaucoup de formules « tiers étendu », « tiers confort » ou « tiers plus » l'incluent — mais le nom commercial ne prouve rien, seul le tableau des garanties fait foi.
Ouvrez vos conditions particulières, le document nominatif qui porte votre numéro de contrat, et cherchez la ligne « bris de glace » dans le tableau des garanties.
Trois mentions possibles :
- « Garantie acquise » ou une croix dans la colonne : vous êtes couvert.
- « Non souscrite », « exclue » ou une case vide : vous ne l'êtes pas.
- Aucune mention du tout : appelez votre assureur, ne devinez pas.
Attention au périmètre de la garantie
Être couvert en bris de glace ne signifie pas que tous vos vitrages le sont. Les contrats délimitent précisément ce qui entre dans la garantie, et les écarts sont importants d'un assureur à l'autre.
Le pare-brise est toujours inclus. Le reste varie :
- Vitres latérales et lunette arrière : incluses dans la plupart des contrats, mais pas tous.
- Toit ouvrant ou toit panoramique en verre : très souvent exclu, ou couvert en option supplémentaire.
- Optiques de phares : rarement inclus dans le bris de glace, parfois rattachés à une autre garantie.
- Rétroviseurs : selon les contrats, tantôt en bris de glace, tantôt non couverts.
La franchise, l'autre point à vérifier
Une garantie bris de glace acquise s'accompagne presque toujours d'une franchise, c'est-à-dire la part qui reste à votre charge. Elle est fréquemment comprise entre 50 et 150 €, parfois exprimée en pourcentage du coût de réparation.
Certains contrats prévoient une franchise nulle en cas de réparation d'impact, précisément pour vous inciter à réparer plutôt qu'à remplacer. Cela vaut la peine d'être vérifié avant de décider.
Si vous n'êtes pas couvert
Deux options s'offrent à vous, et la première est souvent la plus économique.
Réparer plutôt que remplacer, si le dommage le permet : 60 à 120 € contre plusieurs centaines. La fenêtre est courte, un impact non traité finit par fissurer.
Ajouter la garantie à votre contrat : elle coûte généralement quelques dizaines d'euros par an. Sachez toutefois qu'elle ne prendra pas en charge un dommage antérieur à la souscription — souscrire après l'impact ne sert à rien.
Ce qui ne change pas, couvert ou non
Vous choisissez librement votre réparateur. L'article L211-5-1 du Code des assurances garantit ce droit : votre assureur peut vous recommander un réseau partenaire, il ne peut ni vous l'imposer ni réduire votre indemnisation si vous allez ailleurs.
Et un bris de glace n'affecte pas votre bonus-malus : c'est un sinistre sans tiers responsable.
À retenir
- Le tiers simple ne couvre jamais le bris de glace : c'est une garantie optionnelle.
- Seul le tableau des garanties de vos conditions particulières fait foi, pas le nom de la formule.
- Vérifiez le périmètre : toit panoramique et optiques sont souvent exclus.
- Non couvert ? La réparation d'impact reste la solution la moins chère, à condition d'agir vite.